A mon Pti Vince...
: Ajouté le 21/1/2008 à 03:07
Il est déjà tard et je ne peux m'empêcher d'écrire... Pourquoi ?, je ne sais pas...
Un sentiment d'inachevé me hante. Je ne sais pas encore comment appréhender ce qui s'est passé. Vincent, mon petit Vince, moi qui voulait tant te préserver, te protéger, te conseiller, t'aider. Tu nous as quitté trop vite, j'avais tellement de choses à te raconter comme à chaque fois que je rentrais. Mon seul espoir désormais, c'est qu'un jour, l'on se retrouve ensemble à nouveau réunis, pour continuer notre discussion et partager encore et encore...
Comment toi, qui avait cette faculté, un don d'esprit, de pouvoir aimer les personnes autour de toi, qui possédaient ne serait-ce qu'une lueur d'amour au fond d'eux, a pu disparaitre aussi brutalement. Tu n'as même pas eu le temps, de connaitre ce que l'on appelait "les trucs des darons", tu n'étais qu'un enfant à la bonté la plus sincère, je dis un enfant parce que entre nous , Vincent tu sais, qu' être sérieux n'a jamais été ta tasse de thé. Et cela aujourd'hui, je le comprends encore plus. On était tellement content de se retrouver ce jour, qui fut hélas, un jour noir et obscur pour nous tous. Désormais, nous vivons tous les deux dans un territoire onyrique, parfois tu viens me voir dans mes rêves, et je suis heureux de te revoir. Mais ce n'est jamais pour très longtemps, et le réveil est terrible.
Souvent, je me rapelle de toutes ces vacances passées ensemble, quand on a monté le galibier tous les deux, quel pied c'était... Pourtant la veille, on avait refait le monde tous les deux, d'ailleurs, si tu te souviens, on en a vraiment chier... Mais bon on aimait ça, partir tous les deux en vélo dans la montagne... Je me rappelle aussi, lorsque on était parti de bon matin en Andalousie, quel périple... Mais quel bonheur aussi... Et au portugal, là j'avoue on avait géré, tous les soirs le même rituel, plage, un peu de San miguel parce qu'on était encore timide, remarque cela a bien fonctionné avec les Hollandaises, tu me demandais toujours de traduire les mots en Anglais... En revanche, au Lavandou, avec loïc la timidité a disparu... sur lîle de Porquerolles, c'était excellent, qu'est ce qu'on en avait chié tous les trois pour trouver une plage à nous tout seul... parce qu'on voulait être peinard. Bref, je te parle de ça alors que tu penses la même chose que moi. Je te jure, je ferais le tour du monde pour te retrouver, tu es bien quelque part par là, tu m'avais promis de faire un beau voyage cet été , tous ensemble.
Tu sais, ma vision de la vie, n'est plus ce qu'elle était, comment ferons nous pour atteindre ce bonheur avec lequel on flirtait ensemble, ne me dis pas que la vie, c'est ça. Ce n'est pas voir les personnes que tu aimes, partir et déployer leurs ailes d'ange pour partir vers les cieux. Enfin, je sais qu'au moins, tu as retrouvé tes amis Teddy, et Kami, j'espère qu'au moins vous êtes heureux tous les trois, parce que nous, ici bas, dans ce qu'on appelle la vie, c'est horrible, j'ai comme l'impression, que c'est fini pour tout le monde. Je crois qu'hélas il y a une part de vérité dans ce que j'écris. Mais qu'est ce que tu nous manques, je n'accepterais jamais, alors maintenant j'espère qu'on aura la force de se redresser, parce que l'on est pas "des petites caisses", comme tu disais à chaque fois. Mais tu sais, je te l'ai promi, je continuerai mon chemin. Mais bon, tu sais je ne sais vraiment plus où je vais, j'erre car je suis perdu, je n'ai plus aucun repaire, j'ai perdu une partie de moi même, J'ai perdu ce courage, cette envie, ce goût, que j'avais afin de pouvoir concrétiser notre avenir, afin de pouvoir, de la meilleure façon continuer, à être ensemble et encore et toujours partager. Tu sais, j'aimerais juste te voir une dernière fois sourire, mais pas sur les photos rien qu'en vrai, ne serait-ce que quelques secondes. Tu n'avais pas le droit de partir si vite, mais je sais, jamais tu aurais voulu nous quitté si brutalement, on t'aime nous, et on t'aimera toujours, même si des fois j'étais pas content sur ce que tu faisais, mais bon j'ai compris au bout d'un moment que cela servait à rien car tu aimais vivre comme tu le voulais... Bon petit Vince, je viendrai t'écrire encore, mais pas tout de suite, car tu sais ça me fait mal de parler de toi au passé, de te savoir loin de nous, mais quelque part tu n'as jamais été aussi près de moi...
Tu sais j'en ai appris des choses: Ne reporte jamais à demain, ce que tu peux faire ou dire aujourd'hui. Dans la vie, rien nous appartient , seul le temps, mais encore celui ci est fugitif... Si seulement... Enfin, je pense que tous les deux, on en a fait des choses, on en a vécu des moments de surprises... Car c'est cela que l'on recherchait constamment, innover... Innover pour faire durer le rêve de jeunesse qui nous animait...
Vince tu me manques, je t'aimerais pour toujours...
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